EMPATHIE

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EMPATHIE

janvier 9, 2018
Serge Sergio
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«Je suis vous, vous êtes moi. Il n’y a aucune différence entre vous et moi. Ce qui vous constitue, me constitue»
Shirdi Sai Baba

Les animaux ont des pensées, des émotions et une conscience. Comme nous l’avons maintes fois évoqué, ils ressentent également ce qui se passe pour les autres animaux autour d’eux, même s’ils ne sont pas de la même espèce. Ils éprouvent aussi les émotions des humains autour d’eux et adaptent souvent leur comportement en conséquence.
Je trouve cela très intéressant pour notre propre compréhension et notre évolution spirituelle : les animaux, bien qu’étant des individus ayant des émotions liées à leur propre personnalité, ressentent aussi les sentiments des autres êtres sentients comme si c’était les leurs. Leur sensibilité s’étend bien au-delà du cercle de leur propre être ; ils sont capables de connaître profondément à l’intérieur d’eux-mêmes les sentiments d’un autre.

Il n’y a pas de différence entre l’autre et moi.
Le plus fascinant c’est que l’espace tridimensionnel ne compte pas non plus. Les animaux peuvent discerner les états d’âmes de leurs copains ou congénères même s’ils ne sont pas présents. Ils perçoivent toute la gamme des émotions des plus profondes aux plus banales : peine, tristesse, désarroi, crainte, colère, joie, plaisir, enthousiasme, excitation, amour, etc.
Pour illustrer ce propos, voici quelques exemples transmis d’une amie chère, professionnelle du cheval. Je lui ai demandé de me raconter des anecdotes de sa vie quotidienne.

Laila del Monte


Chaque homme de cheval a sa petite histoire type: «Je me souviens de ce dimanche matin, j’étais fatigué et énervé, j’étais en retard, et mon cheval qui, d’habitude monte tout seul dans le camion, a mis 35 minutes à embarquer ! Oui les chevaux ressentent nos émotions et nous le font comprendre!»

Il en est de même pour les équidés entre eux…
Comme ils sont très attentifs aux autres et qu’ils sont dotés d’une très grande sensibilité, il est facile d’imaginer à quel point cette faculté peut s’exprimer chez eux. Là aussi, les exemples sont nombreux: Quand un cheval au pré commence à se coucher pour une petite sieste, très vite d’autres congénères suivent le mouvement. Plus significatif encore, cela peut même arriver en boxe, dans une écurie avec des chevaux qui ne se voient même pas entre eux.
Autre exemple, quand un cheval se met à hennir de panique (séparation, coup de fouets…), ses congénères se mettent à hennir également, même s’ils ne voient pas ce qui se passe, même s’ils ne voient pas leur copain… Ils ont cette capacité de ressentir les émotions dégagées entre eux…
L’exemple le plus parlant reste celui de la nourriture. Facile! Quand le premier cheval de l’écurie a repéré la brouette de foin, il s’ensuit une excitation générale (hennissements, coup de pied dans les portes…), peu importe que la brouette soit visible ou non ou que les chevaux se voient. Et même si le cheval est nouveau dans l’écurie et qu’il n’est pas encore habitué ni à l’heure de la nourriture ni au bruit de la brouette, l’état émotionnel de ses congénères lui indique que quelque chose d’agréable et d’excitant arrive ou va se passer.
Ainsi, l’empathie chez le cheval est une faculté qu’il ne faut pas négliger.

«Si notre ami cheval est le miroir émotionnel du comportement de ses congénères et de l’homme, l’homme est-il capable de travailler avec le cheval en ressentant les émotions et les états psychiques de celui-ci ?»
Cécile de Vregille,
Au service des chevaux

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