Author Archives: Serge Sergio

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Communication Apprentissage

novembre 11, 2016
Serge Sergio
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Grâce à la communication animale, nous entrons dans le langage premier de l’animal. Nous cherchons autant que possible à éliminer l’interprétation humaine. Ce langage d’échanges de nos deux consciences nous permet de nous positionner non pas de notre propre point de vue mais de celui de l’animal. Cet échange s’accroît selon le degré de notre empathie et de notre compassion.
C’est pourquoi, lorsque nous communiquons avec un animal, nous allons chercher à éliminer le plus possible les filtres personnels et tout ce qui est de l’ordre de notre projection humaine. Pour cela, il faut tout d’abord mettre de côté l’observation et, pour ceux qui travaillent avec les animaux (comportementalistes, ostéopathes ou vétérinaires), ce qu’ils ont appris.
Il faut ensuite consciemment apprendre à connaître ce langage de communication. Nous cherchons à comprendre comment notre esprit fonctionne pendant cette communication et nous faisons également un travail constant sur nous-mêmes afin de repérer et d’éliminer nos filtres.

Ce qui différencie la communication animale du travail réalisé par des éthologues ou des comportementalistes réside principalement dans le fait qu’elle ne fonctionne pas à partir de l’observation physique qui, ici, est complètement éliminée. Nous cherchons à nous approcher le plus possible d’une perception « pure » pour voir à travers les yeux et les sens de l’animal.
Tout notre être sera en mode de perception (avec bienveillance et sans jugements) pour appréhender, à l’intérieur de nous, ce que voit l’animal, ce qu’il ressent physiquement ou émotionnellement.
En excluant l’observation physique, je peux aboutir à la même conclusion qu’un éthologue ou un comportementaliste, mais je peux aussi ajouter des éléments à leur observation. Je crois sincèrement que toutes ces méthodes peuvent bénéficier les unes des autres.

La difficulté réside dans le fait que, pour que cette communication soit la plus « pure » possible, nous devons passer par un travail préalable d’auto-observation. Cela veut dire qu’avant de commencer à communiquer, nous devons comprendre en premier lieu ce qu’il se passe à l’intérieur de nous-mêmes, pour mieux discerner le « réel » de « l’illusion » et éviter les projections.
C’est pour cela que l’apprentissage de la communication animale est un travail rigoureux. Il est important d’avoir de la discipline et la capacité d’approfondir, de chercher toujours plus loin le perfectionnement.
Ceci est très important par respect pour les animaux, pour les êtres magnifiques qu’ils sont. Quand je communique, je « prête ma voix » aux animaux. La recherche de cette « vérité » est donc de la plus haute importance.
En dernier point, la compassion et la compréhension envers chaque être « sentient » sont l’essence et le cœur même de la communication animale. C’est cela qu’il faut s’efforcer de cultiver :

«La compassion envers tous les êtres (daya) est nécessaire pour la réalisation divine, car Dieu lui-même déborde de cette qualité. Ceux qui ont un cœur tendre peuvent se mettre à la place des autres, sentir leur souffrance, et essayer de la soulager…»
Paramahansa Yogananda

Apprenez à écouter et à comprendre vos chevaux

novembre 5, 2016
Serge Sergio
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Laila del Monte est une specialiste de a communicaton animale. Elle travaille avec des éleveurs, des entraîneurs, des cavaliers professionnels, des propriétaires, des veterinaires… pour les aider à mieux comprendre les
chevaux. Que ressort-il de ces échanges avec les équides? Réponses…

 

Vous communiquez avec beaucoup de chevaux, qu’avez-vous découvert au fil de ces années sur leurs besoins ou leurs attentes envers nous?

J’ai travaillé avec tous tvpes de chevaux: qui sont au pré, en box, montés par des amateurs, par des cavaliers de haut niveau, sortis en balade, en concours… Il n’est pas possible de généraliser. Il ne faut pas penser que les
chevaux ont des attentes, ils vivent les choses voire les subissent. C’est nous qui devons faire le pas pour le comprendre. Maîs il y a une chose qui s’applique à l’ensemble des équidés je trouve, c’est la nécessité des compréhension. Il y a un manque de compréhension de la part des gardiens ou «propriétaires» qui entraîne souvent des erreurs ou du mal-être chez le cheval. La problématique la plus répandue c’est que le cavalier, le «proprietaire» ou le gardien -peu importe le mot que vous employez- a souvent des difficultés pour comprendre son cheval et ne sait pas toujours ce dont il a besoin.

Nous n’apprenons pas vraiment à les écouter, à les comprendre?

Oui, il y a souvent (mais pas toujours) un manque de compréhension. Ce n’est pas parce qu’on aime énormément son cheval qu’on l’écoute, qu’on le comprend et qu’on connaît ses besoins. Malheureusement, de nombreux problèmes de santé viennent de ce manque de compréhension, car souvent nous ne respectons pas les conditions de vie et de travail qui correspondent à la nature du cheval. Ces problèmes découlent d’un tropplein de stress, d’une alimentation inadaptée, de l’enfermement au box, d’un travail trop dur ou trop intense ponctuellement, d’un mauvais materiel, d’un travail dans le mauvais sens car nous ne faisons pas les bons gestes en selle…

Comment faire alors pour améliorer son bien-étre?

Premièrement, il tant connaitre ses besoins simples. Pas juste ce qu’il a dans la tête maîs aussi ce dont son corps à besoin. Pour cela, il faut se renseigner, lire, rencontrer des personnes expérimentées, des professionnels. Selon moi, l’enfermement au box est le plus gros souci, car le cheval n’a pas la possibilité de bouger, la circulation sanguine est moins bonne et un stress résulte de cet enfermement. Beaucoup de soucis physiques sont dus à cela. L’alimentation aussi devrait être plus proche de celle dans la nature, c’est-à-dire manger du foin et de l’herbe ou bien, pour les chevaux au travail, des floconnés plutôt que des granulés. Malheureusement, la plupart des granulés sont compressés avec dcs produits chimiqués. La vie en troupeau est trés importante car les chevaux sont connectés entre eux et ont besoin de ces interactions. Bien sûr, rien n’est naturel dans les conditions de vie que nous offrons à nos chevaux aujourd’hui, mais nous pouvons au moins nous en approcher.
Chacun doit se renseigner et prendre une décision sur ce qu’il veut offrir à son cheval.

CHACUN À SON NIVEAU PEUT PRENDRE LA DÉCISION DE RESPECTER SUN CHEVAL

Par exemple, concernant les pieds, j’ai rencontré des maréchaux, des pareurs naturels, je me suis intéressée, j’ai écouté, appris el je me suis fait ma propre opinion. En tant que gardien de nos chevaux, nous avons cette responsabilité. Utilisez votre raisonnement. Ce qu’on vous dit vous parait-il logique? Argumenté? Nous oublions souvent le bon sens. Il existe de bons et de mauvais  professionnels. Ecoutez, renseignez-vous, découvrez, posez des questions…
Deuxièmement, je conseille de faire des stages ou d’aller à la rencontre des gens extraordinaires qui existent partout dans le monde et qui peuvent vous aider à mieux comprendre les chevaux, à les écouter, à les connaitre, à créer une connexion avec eux. à améliorer votre relation. Cela peut étre un comportementaliste, une personne qui fait de la communication animale, un instructeur… Là aussi, faites des recherches et suivez votre bon sens, pour vous entourer des bonnes personnes.
Troisièmement, il peut étre intéressant de travailler sur nous. Car il se peut que nous ayons des croyances, des émotions que nous projetons sur notre cheval. Par exemple, je me souviens de ce cavalier dont le cheval s’arrêtait devant les obstacles. J’ai découvert que cet homme se mettait une grande pression, depuis l’enfance, pour prouver à son père qu’il était capable. Et cette pression, il la
transférait à son cheval. Posez-vous des questions: comment je fonctionne? Est-ce que le stress de mon cheval peut venir de moi? Ai-je des choses à prouver? Ai-je trop peur de l’èchec? Suis-je capable de faire confiance aux humains et donc aux chevaux?
Ce n’est pas toujours le cas, certaines problématiques v sont liées uniquement au cheval, peut-étre à son passé ou des traumatismes comme le débourrage trop stressant ou mal fait, les ventes successives, les séparations ou la maltraitance. Maîs il est toujours intéressant de se poser la question. Même s’il n’est pas toujours facile justement de se remettre en question. Je vois ça énormément pour les concours de petit ou moyen niveau: le stress est tel, le cavalier veut tellement bien faire, prouver quelque chose, ne pas échouer, qu’il travaille son cheval trop durement, ne l’écoute pas, lui met la pression également…

Devrions-nous laisser notre cheval au pré, juste vivre avec ses congénères?

Quand le cheval est en liberté, il a des interactions avec le troupeau, il se déplace, il traverse des rivières, des montagnes… Le groupe peut se faire attaquer par des animaux sauvages, doit faire face à des changements climatiques, il doit se déplacer pour trouver plus de nourriture ou de nouveaux lieux. De cette façon, les chevaux vivent de nombreuses expériences. Vivre au pré, c’est mieux qu’en box, mais limité par rapport à un contexte en liberté et ça peut parfois ne pas suffire. Pour le travail, les chevaux peuvent vraiment prendre plaisir à collaborer avec nous. Mais il faut que ce soit fait dans de bonnes conditions. Je ne suis pas contre les concours, par exemple. Je pense qu’il faudrait changer la manière de les organiser pour davantage respecter le cheval, et qu’il n’y ait pas de tels enjeux financiers. Maîs chacun à son niveau peut prendre la décision dc respecter son cheval: s’il n’est pas bien, je lui laisse une période de convalescence et j’annule le concours. Je le prépare en amont et correctement, pour que nous ayons vraiment une connexion et qu’il soit prét physiquement. Je fais attention á sa fatigue. Les voyages, en van, en camion et encore plus en avion, sont extrêmement
fatigants. N’êtes-vous pas fatigué quand vous faites beaucoup de transports? C’est pareil pour lui! Sans compter la pression physique et mentale (liée souvent au concours) qui vient s’ajouter ‘a cette fatigue. C’est à nous de trouver le bon équilibre, de nous adapter au mieux à ses besoins. Et c’est á nous d’avoir conscience de ces choses-là. Ce qui compte encore une fois, c’est: qu’allez-vous décider de faire pour le bien-être de votre cheval?

Que peut nous apporter la communication animale? Pouvons-nous apprendre et nous en servir pour mieux comprendre notre cheval?

Absolument et c’est ça le but! Que les «proprietaires» /gardiens puissent communiquer régulièrement avec leur animal pour connaître ses émotions, ses pensées…
Des personnes me disent pendant les stages: «le ne vai pas arriver à communiqua avec mon propre cheval car je le connais». Je leur dis: «C’est comme si mon fils qui vit en Allemagne m’appelle et que je lui réponds: « Désolée, je ne peux pas communiquer avec toi car je te connais » et que je raccroche.» La communication, c’est un rapport: on échange, on se
demande des nouvelles. C’est pareil avec un cheval. Cela nous permet de savoir comment il se sent dans cet endroit, comment il se sent avec tel vétérinaire, tel palefrenier, tel dentiste équin, avec ses copains de pré, pourquoi il a peur de ce van, si sa selle lui convient, s’il commence à avoir une douleur quelque part
(et donc déceler un souci avant une boiterie avant une colique, etc…)
Tout le monde a cet héritage et est done capable de communiquer avec les animaux. Cette faculté n’est pas développée chez tout le monde. Elle s’apprend, comme on apprend à monter à cheval. Mais il faut développer cette communication intuitive correctement, sans interprétation et sans projection. C’est le plus difficile car c’est trés facile de projeter ses
croyances, ses peurs sur ce qu’on perçoit. Grâce à des stages et à la pratique, chacun peut progresser et pourra régulièrement savoir où en est son cheval. Car c’est a nous de les comprendre, pas à eux de nous comprendre. Nous devons apprendre leur langage. Eux, ils font tout leur possible pour nous faire plaisir! Nous leur devons bien ça.

Un dernier conseil pour conclure?

Utilisez votre conscience, ne suivez pas ce qui ne vous parait pas logique. Heureusement, il y a énormément de personnes qui aiment les chevaux, qui les aident, qui cherchent à les comprendre. Rapprochez-vous de ces personnes. Et ne suivez pas aveuglément ce qu’on vous dit. Nous avons tous un coeur, nous avons tous des capacités de raisonnement. Si nous écoutons les deux, notre bon sens et notre coeur, alors c’est trés simple, nous ferons les bons choix.

Conscience animale

octobre 31, 2016
Serge Sergio
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« Pratique la bonté spontanée et des actes de beauté sans raison »
Jack Canfield

Beaucoup d’expériences ont été faites avec les animaux autour de la notion de conscience, notamment grâce à des IRM réalisées en Angleterre sur des chiens. Celles-ci ont pu démontrer les activités du cerveau et prouver que les animaux émettent bien des émotions, des pensées et des sensations.
Il est maintenant reconnu par la loi que l’animal de compagnie n’est plus un meuble, mais bien un être sensible capable de percevoir et de ressentir la douleur. Cependant, il n’est pas encore reconnu dans notre société que les animaux sont des êtres conscients.
Je vais parler ici de tests réalisés sur des animaux, bien que je sois catégoriquement opposée à ce genre de pratiques. J’en parle pour que vous sachiez ce qui a été démontré.
Par exemple, voici un test utilisant l’électricité sur des singes. Cette expérience scientifique se passe ainsi : pour que le groupe de singes, dans son ensemble, puisse avoir de la nourriture, l’un d’entre eux reçoit des décharges électriques. Lors de cette expérience, les singes du groupe ont arrêté de manger pour éviter que le singe en question ne reçoive les décharges électriques. Ces tests prouvent, à ceux qui n’y croient pas, ce que nous , qui aimons des animaux savons déjà, à savoir que les singes étaient conscients des choses suivantes:
– De la douleur des autres
– Que cette décharge impliquait en conséquence la souffrance d’un autre singe
– Que cette souffrance était liée à la nourriture
– J’ajoute, en tant que communicatrice avec les animaux, que les singes en question sont aussi conscients que quelque chose ne va pas, que la situation n’est pas dans la norme, mais comme ils sont en mode de survie à ce moment spécifique et soumis à l’expérience directe de souffrance due à leur empathie, ils ne peuvent pas s’attarder dessus. Ils sont conscients au fond d’eux que c’est lié au lieu où ils sont (laboratoire) et aux gens autour (les scientifiques). Ils ne vont pas raisonner ou avoir des pensées ou des jugements à ce sujet, mais ils en sont conscients. Aussi ils peuvent avoir très peur de l’expérience et/ou des scientifiques présents, cependant il n’y a jamais de jugement de leur part. Malheureusement, ils subissent et c’est tout!

Nous sommes en présence chez ces singes de conscience, mais aussi d’empathie et de compassion.
Je voulais aussi souligner que ces qualités de conscience-empathie et compassion n’ont pas été mises en évidence avec des humains ayant fait l’objet d’une expérience scientifique un peu similaire puisque, contrairement aux singes, les humains avaient tendance à amplifier la décharge électrique chez l’autre humain!

Je pense que le jour où nous évoluerons en conscience, nous n’aurons plus besoin de nous poser la question sur la conscience des autres êtres et encore moins de faire des expériences sur eux pour prouver quoi que ce soit car cela sera une évidence.
Alors je pense qu’il faut faire de notre mieux pour faire avancer cette évolution pour nous-mêmes.
Cherchons à pratiquer régulièrement des gestes de bonté et de compassion…
Ces gestes sont une alchimie qui peut transformer notre réalité et celle des autres…

Hope II – Communication et connexion…

octobre 10, 2016
Serge Sergio
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Lors de la connexion avec Hope, celle-ci m’a montré de très belles images : il s’agissait d’une dimension dans laquelle je voyais beaucoup de lumière, tel un jour magnifique de printemps extrêmement intense, c’était vraiment très beau. Ces dimensions-là vibrent, je veux dire par là que tout ce qui ressemble ici à un paysage traditionnel constitué d’arbres, d’eau, de lumière, a dans ce contexte une conscience, mais une conscience qui respire et qui vibre. Toute cette nature est exacerbée dans les sensations qu’elle procure : conscience, respiration et amour simultanément. Il est très difficile de mettre cela en mots, parce que les mots ne seront jamais assez suffisants. Ce sont surtout des sensations que je perçois, et notamment cette sensation de lumière, de bien-être, d’amour extraordinaire et réconfortant.
Hope sait que sa gardienne Jamie est malheureuse et pleure, car cette dernière n’a pas pu surmonter son départ. À partir de là, Hope me montre l’image d’un homme de taille moyenne, svelte, ayant à la main un livre ouvert à la moitié. J’observe, sans en comprendre le sens. Puis, je vois un autre chien marron clair qui passe et avec lequel elle joue. Je transmets ces informations à Jamie, en les décrivant très précisément : le type de poil, la couleur, etc… Jamie reconnaît grâce à ma description le compagnon mâle (mort avant elle) de sa chienne avec qui cette dernière avait fait des chiots.
Je fais part à Jamie de la présence de cet homme dont je ne comprends pas le rôle. Qui est cet homme avec ce livre ouvert ? Que fait-il dans cette vision ? Elle me répond que, d’après la description donnée, il s’agit de son mari décédé.
Cela semble donc signifier que les animaux, lorsqu’ils partent, peuvent retrouver les êtres humains, et que quand existe un lien d’amour très fusionnel de coeur à coeur, nous retrouvons nos chers animaux de l’autre Côté.

Laila del Monte

Hope

septembre 30, 2016
Serge Sergio
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Un jour, j’ai fait une connexion* avec une chienne bouledogue, nommée Hope. Sa gardienne, Jamie, m’avait demandé une connexion, car elle voulait savoir si elle avait pris la bonne décision en faisant euthanasier sa chienne atteinte d’un cancer. Jamie était aux prises avec une grande culpabilité : n’étant pas sûre d’avoir bien fait, elle en souffrait beaucoup.
Lorsque j’ai fait la connexion avec Hope, les premières informations qui me sont parvenues furent sur les détails de sa maladie avant son départ. Ce n’est pas ici le but de développer des situations médicales, seulement je voudrais partager mes pensées sur le fait d’être prêt ou pas pour une euthanasie puisque beaucoup de personnes me posent la question.

Hope avait eu des métastases partout dans le corps, ce qui lui causait de grandes souffrance et, de ce fait, n’avait pu rester plus longtemps malgré les interventions médicales. Hope avait essayé de rester le plus longtemps possible pour sa gardienne qui n’était pas prête à la voir partir, s’accrochant à la vie malgré la maladie.
Souvent les animaux attendent que leur gardien soit prêt pour partir, ils n’ont pas la même notion du départ que nous : ils n’ont pas cette peur, cette anxiété, ce non-savoir et cet inconnu que, nous, humains, éprouvons. Quand ils sont prêts à partir, ils peuvent quitter leur corps.
Aujourd’hui, la médecine conventionnelle permet aux animaux malades de rester plus longtemps. Les animaux partagent aussi beaucoup plus notre vie qu’auparavant . Pour ces raisons, lorsqu’ils sont très malades et que normalement ils devraient partir, ils restent souvent parce que nous-mêmes ne sommes pas prêts. Nous, humains, avons peur de la mort, peur de l’inconnu, peur de faire l’acte de l’euthanasie. Avons-nous le droit ou pas le droit d’euthanasier ?
Nous avons surtout peur de perdre cet amour inconditionnel et de ne pas arriver à vivre sans celui-ci…
Lorsque j’ai fait la connexion avec Hope, j’ai perçu qu’avant son départ pour l’euthanasie, elle était prête et qu’elle avait attendu que sa gardienne le soit également. Est-ce que Jamie était vraiment prête ? Non, on n’est jamais prêt pour le départ d’un être que l’on aime de tout son cœur. Jamie n’aurait jamais été vraiment prête émotionnellement, mais il y a un point qui lui a permis d’accepter la situation : ce point était quand, médicalement parlant, elle a compris qu’elle était obligée d’accepter le départ parce que Hope, qu’elle a tant tant aimé, souffrait trop. Ceci a été le point d’acceptation et de résignation, et, à ce moment-là, Hope a pu être prête également pour partir. C’est un peu comme une barque attachée à la rive. Le point c’est quand le nœud se défait.
Quand le nœud se défait, l’euthanasie n’est plus un acte de mise à mort mais un geste de compassion : la barque peut glisser tout doucement dans l’eau et flotter vers l’horizon…

*Note Une connexion, c’est lorsque je connecte mon esprit avec celui d’un animal décédé

GUIDE DE LA COMMUNICATION ANIMALE

septembre 30, 2016
Serge Sergio
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ARTICLE 1

La communication animale mobilise la capacité de percevoir les pensées, les émotions ainsi que les sensations physiques d’un animal. Cette capacité est un langage intangible, car elle dépend de nos sens extrasensoriels : ceux de clairvoyance, de clairaudience, de clairsentience, de clairolfaction et de claire connaissance. La communication animale implique un autre langage que celui que nous utilisons pour notre communication verbale habituelle : il s’agit de notre tout premier langage, celui que nous avons bien avant les mots.
Notre façon habituelle de communiquer consiste donc d’abord à percevoir ce qui n’est pas nécessairement visible ou dit. Ce sont nos perceptions sensorielles qui l’interprètent puis l’expriment avec des mots. Ce que nous percevons au sujet du monde qui nous entoure et de nos expériences vécues est alors tangible car cette perception est ressentie grâce et à travers nos sens.

La communication animale fonctionne sur la base de ce premier langage, elle s’établit, grâce à l’empathie, à travers la connexion d’esprit a esprit.Je pense que c’est ce même langage qui permet aux espèces de communiquer entre elles ou entre espèces différentes, y compris humaines.

Comment pouvons-nous retrouver ce langage que nous avons perdu ?
Je pense qu’il faut d’abord prendre conscience de l’existence de ce langage premier, le retrouver en soi, puis le développer et l’affiner en le polissant comme un diamant que nous taillerions après en avoir retiré la gangue. Ainsi, une fois poli, pourrait-il mieux exprimer ces éléments subtils que nous avons perçus.

Le diamant brut…

Ce langage se manifeste à nous à travers les mots, les pensées, les images, les sensations physiques (les 5 sens) ou émotionnelles et la sensation de savoir, c’est-à-dire d’être dans le juste, savoir à l’intérieur de soi.
Partant de là, on pourrait se demander pourquoi, par exemple, dans le cas où un coyote est sur le point de manger un chat, le prédateur ne communique pas avec sa proie. La raison est que même si le langage premier existe, l’instinct recouvre tout, or on ne peut aller contre l’instinct. Un coyote a besoin de manger par instinct, il ne va donc pas communiquer avec le chat en s’excusant de le manger. Autrement dit, le langage premier est recouvert par l’instinct. Bien entendu, il y a parfois des cas où des espèces sensées ne pas cohabiter vivent ensemble, mais cela n’arrive que lorsque les circonstances de vie ont été transformées. Par exemple, il y a cette histoire connue d’un ours, d’un tigre et d’un lion (visible sur le web). Ces animaux, rescapés, encore bébés ont été mis dans un refuge et sont devenus avec le temps inséparables. J’ai aussi constaté de mes propres yeux l’amitié entre un lynx et un renard ainsi que le lien entre un lynx et une biche chez mon amie Marie Noëlle Baroni qui s’occupe d’animaux sauvages.
Quand tous les êtres sur Terre, et d’abord nous êtres humains, auront évolué en conscience, il n’y aura plus besoin de se manger !

Comment faire pour polir le diamant ?
Il faut tout d’abord apprendre à focaliser son esprit sur une pensée précise. Je ne dis pas vider son esprit, car nous ne pouvons pas arrêter de penser… Cela ne fonctionne pas ! C’est impossible, car la pensée est un flot. La seule chose que nous puissions faire, c’est prendre conscience de ce flot et ne pas s’y attacher, c’est-à-dire ne pas adhérer à ce que ce flot ininterrompu raconte.
Le premier moment de conscience important en communication animale consiste à se rendre compte que les pensées ne s’arrêtent pas dans notre tête.
Le second moment, tout aussi important, advient lorsque nous nous rendons compte que nous ne sommes pas obligés de prendre ce flot ininterrompu de pensées comme une vérité. Les pensées sont là, un peu comme un enfant qui fait du bruit, mais nous ne sommes pas obligés de les croire, ni de nous arrêter dessus.
Ces deux phases sont importantes. Et c’est pourquoi j’appelle cela de la communication consciente.
Je pense que pour polir le diamant, il faut au préalable avoir conscience de notre propre fonctionnement à nous, humains : baisser le son de la conversation de soi avec soi, c’est-à-dire les pensées ininterrompues qui égarent et qui nous empêchent de nous concentrer, un peu comme lorsque nous sommes perdus dans une forêt épaisse. Il faut aussi prendre conscience de la narration qui est toujours présente dans notre esprit : se raconter des faits divers, critiquer, juger ou tout simplement décrire ce que nous sommes en train de faire.
Nous conversons avec nous-même à longueur de journée sans qu’il soit possible de stopper ce processus mental. Par exemple : « Est-ce que j’ai fait assez de courses ?…. Est-ce que j’ai rempli la gamelle du chien ?… Je dois appeler telle personne au téléphone… J’aurais dû faire ceci ou j’aurais dû faire cela… » etc. Tout cela fait beaucoup de bruit et de fait nous ne percevons plus les éléments de la communication animale.
Une fois que nous avons pris conscience de ce flot et que nous arrivons à le guider, alors de l’information authentique peut arriver à notre conscience.

De nombreux communicants expliquent que les animaux communiquent principalement avec des images. Cependant, je pense que les animaux communiquent avec tous les sens comme nous-mêmes le faisons. Toutes les capacités extra sensorielles peuvent être développées chez le communicant. Il n’y a pas une perception qui soit meilleure qu’une autre, toutes font partie d’un éventail des possibles. Dans un premier temps, c’est à chacun de repérer et de mettre en avant son outil le plus solide, et dans un second temps de développer le reste des sens extrasensoriels.

Comment faire pour que cette communication soit authentique et libre de projections ?

À suivre…

Question/Réponse

septembre 30, 2016
Serge Sergio
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Question:

Je défends la cause animale et on sait que les associations se battent pour faire adopter les animaux trouvés abandonnés, maltraités. Certains animaux sont ramassés par les fourrières et euthanasiés, parce qu’on n’a pas pu les sauver.
En parallèle, des chiots, des chatons naissent chez des éleveurs ou des particuliers ; les associations ne peuvent cautionner les éleveurs ou les naissances chez des particuliers, car elles se battent pour en sauver le maximum.
Ma question est : les animaux savent-ils que leur mission sur Terre est finie lorsque l’euthanasie pratiquée par les fourrières arrive? Que vous disent-ils? Que pensent-ils? Sont-ils en colère contre la gente humaine qui tue alors qu’ils sont en bonne santé mais qu’ils sont de trop et qu’il n’y a pas de place pour eux dans les refuges?

Sarah Brossillon

 

Réponse:

Chère Sarah,

Je ne pense pas que les animaux conçoivent l’idée d’une « mission » sur Terre. La notion de « mission » est très délicate à poser parce qu’elle implique une différence entre ceux qui en ont une et ceux qui n’en ont pas.
En tant que simples humains nous ne pouvons pas connaitre quelle est la véritable « mission » de chacun.
Tout animal tient à la vie et ressent si sa vie est en danger. Aucun animal n’accepte l’euthanasie gratuite.
Je dis gratuite pour expliquer la différence entre une euthanasie qui serait un geste de compassion, dans le cas d’un animal très malade, souffrant et en fin de vie, et celle qui serait d’un animal en bonne santé.
Chaque être vivant va se débattre et lutter de toutes ses forces pour éviter de mourir. Tout être sensible tient à la vie.

Les animaux, surtout ceux qui sont dans les fourrières, ont des émotions de peur extrême, de stress, d’angoisse, de tristesse, de dépression ou d’apathie mais ils ne vont pas avoir de « colère » contre la gente humaine. Cela est une notion humaine. Je pense qu’il faut faire attention à ne pas projeter nos émotions ou nos croyances sur eux.
Les animaux ne semblent pas avoir conscience qu’ils sont « de trop » ou qu’il n’y a pas de place dans les refuges. Ils subissent leur situation malheureusement.
Ces notions-là nous appartiennent à nous humains ainsi que « la colère » que nous portons envers le reste de la « gente humaine » pour la maltraitance animale ou la mort injustifiée. Nous tous, qui aimons et respectons les animaux, portons beaucoup de colère car nous sommes régulièrement bombardés d’images et d’informations sur la maltraitance animale, c’est très difficile à vivre au jour le jour.
Les animaux vivent, expérimentent leur réalité dans le présent : ils ne critiquent pas, ne jugent pas et ne réfléchissent pas sur un comportement ou une action humaine.
Pour cela, en réponse à votre question : non, ils ne me « parlent pas, ils ne me « disent rien » sur la pratique de l’euthanasie dans les fourrières, mais si je passe dans l’une d’elles, tout leur corps et leur âme et leurs yeux sont un appel au secours.

Je pense sincèrement que notre travail est d’élever notre conscience le plus possible et de pratiquer la compassion, du mieux que nous pouvons, au jour le jour pour transformer la « gente humaine » à laquelle nous appartenons. Notre travail est d’aider à éliminer le plus possible la souffrance animale, chaque vie compte, chaque animal sauvé est une victoire. Chaque bataille gagnée contre la souffrance animale fait progresser sur notre chemin d’évolution.

Laila del Monte

1 Langage intangible d’ un échange intangible entre espèces…

septembre 16, 2016
Serge Sergio
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Ce qu’il faut bien comprendre c’est que nous sommes avec le langage animal dans un échange intangible. Or, nous sommes en tant qu’humains dans un monde où nous sommes habitués aux choses très concrètes de par notre éducation, il nous faut sans arrêt des preuves, des faits, par conséquent nous avons des difficultés avec l’intangibilité.

Lorsque je transmets la communication animale, afin de rendre plus concrète cette technique , je propose toujours un cadre, une structure, afin que cela semble cohérent et que chacun comprenne comment recevoir et manier ce langage immatériel. Ces informations intangibles ont tendance à nous échapper: ce sont des flashs, des mots rapides, des sensations, que l’on n’arrive pas toujours à saisir parce qu’ils arrivent si rapidement. De plus, comme nous vivons dans une époque riche en bombardements et stimulation des sens, et qu’à cela se surajoutent nos flots de pensées, il est d’autant plus difficile de fixer dans notre conscience les informations impalpables issues de la communication animale.

Ceci est la raison pour laquelle, dès que j’ai commencé à transmettre cette connaissance , j’ai mis en place une technique basée sur des étapes de validation, afin d’éviter à mes étudiants d’aller chercher dans le vague quelque chose d’intangible. Cette technique donne un cadre et une structure à mon approche de la communication animale, elle évite ainsi que la fantaisie et l’imaginaire n’interfèrent trop dans la pratique.

Cheval, Concours et Bien Etre

août 24, 2016
Serge Sergio
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Ayant été appelée pour travailler plusieurs fois sur des problèmes physiques de chevaux en colique ou autres pendant les concours ,j’ai pu constater à mon grand désarroi que souvent ( pas toujours) le bien être du cheval n’est pas vraiment pris en compte.
Bien entendu mon aide va en parallèle avec les soins et conseils vétérinaires.
Cependant, on me demande de soigner, réparer vite vite, « faites au plus vite », « peut être pourra t’il faire la compétition demain », surtout  » il faut reprendre l’entraînement le plus vite possible ».
Ceci me pose un grand problème éthique : dois je vraiment aider s’ils vont les retravailler immédiatement? En général je sais qu’une convalescence est nécessaire. Ais je le droit d’insister? Est ce qu’on va prendre en compte mes conseils? Dois je accourir à l’aide immédiatement afin de diminuer au plus vite, voir éliminer la souffrance?

Si il y a un problème grave, tout le monde panique parceque la réputation ou les enjeux financiers sont tellement grands. Bien sûr, souvent le cavalier aime son cheval et veux son bien mais il se trouve piégé entre son amour et son travail. Il doit prendre des décisions qui ne sont pas toujours en faveur du bien être de son cheval.
Comment lui expliquer qu’il serait préférable que son cheval ne fasse pas le concours ce jour là ? Que les décisions médicales pour le maintenir « en état » peuvent avoir leur contrepartie plus tard?

Je pense qu’il faut prendre en compte les heures d’avion ou de camion , le décalage horaire, la fatigue, le stress ou même l’anxiété d’être séparé des compagnons… ou peut être le fait qu’un cheval est anxieux pour le mal être physique d’un compagnon.
Souvent, les chevaux sont trop fatigués, trop poussés, ils doivent faire un effort énorme pour prendre sur eux. Ils veulent donner, ils veulent faire plaisir et souvent ils n’ont tout simplement pas le choix.

Les cavaliers n’arrivent pas toujours à saisir à l’avance le mal être de leur cheval. Par exemple, ils ne perçoivent pas nécessairement l’anxiété ou le début d’une colique. Le degré de la douleur physique ou émotionnelle est perçu souvent quand c’est trop tard: le cheval boite ou se roule au sol de douleur.
C’est pour cela que je pense qu’il serait merveilleux si les cavaliers apprenaient aussi le langage de la communication.
C’est la seule façon de vraiment capter de l’intérieur ce qu’il se passe et de développer les capacités d’empathie et de perception.
Je pense que ces capacités sont essentielles pour tout cavalier professionnel.

Il est temps de reconnaître les chevaux comme des êtres sentients de les écouter, les respecter, honorer tout ce qu’ils nous donnent et d’apprendre leur langage, créer une relation de collaboration.
Pour cela j’ai fondé avec Sonia Matt et Valerie Grenon l’association Peace For Horses.. Une association qui transmet l’éducation et qui aide les chevaux dans le besoin.

Quand un cheval pleure, on ne voit pas ses larmes, elles sont à l’intérieur.

Laila del Monte

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