Author Archives: Serge Sergio

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Hope

septembre 30, 2016
Serge Sergio
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Un jour, j’ai fait une connexion* avec une chienne bouledogue, nommée Hope. Sa gardienne, Jamie, m’avait demandé une connexion, car elle voulait savoir si elle avait pris la bonne décision en faisant euthanasier sa chienne atteinte d’un cancer. Jamie était aux prises avec une grande culpabilité : n’étant pas sûre d’avoir bien fait, elle en souffrait beaucoup.
Lorsque j’ai fait la connexion avec Hope, les premières informations qui me sont parvenues furent sur les détails de sa maladie avant son départ. Ce n’est pas ici le but de développer des situations médicales, seulement je voudrais partager mes pensées sur le fait d’être prêt ou pas pour une euthanasie puisque beaucoup de personnes me posent la question.

Hope avait eu des métastases partout dans le corps, ce qui lui causait de grandes souffrance et, de ce fait, n’avait pu rester plus longtemps malgré les interventions médicales. Hope avait essayé de rester le plus longtemps possible pour sa gardienne qui n’était pas prête à la voir partir, s’accrochant à la vie malgré la maladie.
Souvent les animaux attendent que leur gardien soit prêt pour partir, ils n’ont pas la même notion du départ que nous : ils n’ont pas cette peur, cette anxiété, ce non-savoir et cet inconnu que, nous, humains, éprouvons. Quand ils sont prêts à partir, ils peuvent quitter leur corps.
Aujourd’hui, la médecine conventionnelle permet aux animaux malades de rester plus longtemps. Les animaux partagent aussi beaucoup plus notre vie qu’auparavant . Pour ces raisons, lorsqu’ils sont très malades et que normalement ils devraient partir, ils restent souvent parce que nous-mêmes ne sommes pas prêts. Nous, humains, avons peur de la mort, peur de l’inconnu, peur de faire l’acte de l’euthanasie. Avons-nous le droit ou pas le droit d’euthanasier ?
Nous avons surtout peur de perdre cet amour inconditionnel et de ne pas arriver à vivre sans celui-ci…
Lorsque j’ai fait la connexion avec Hope, j’ai perçu qu’avant son départ pour l’euthanasie, elle était prête et qu’elle avait attendu que sa gardienne le soit également. Est-ce que Jamie était vraiment prête ? Non, on n’est jamais prêt pour le départ d’un être que l’on aime de tout son cœur. Jamie n’aurait jamais été vraiment prête émotionnellement, mais il y a un point qui lui a permis d’accepter la situation : ce point était quand, médicalement parlant, elle a compris qu’elle était obligée d’accepter le départ parce que Hope, qu’elle a tant tant aimé, souffrait trop. Ceci a été le point d’acceptation et de résignation, et, à ce moment-là, Hope a pu être prête également pour partir. C’est un peu comme une barque attachée à la rive. Le point c’est quand le nœud se défait.
Quand le nœud se défait, l’euthanasie n’est plus un acte de mise à mort mais un geste de compassion : la barque peut glisser tout doucement dans l’eau et flotter vers l’horizon…

*Note Une connexion, c’est lorsque je connecte mon esprit avec celui d’un animal décédé

GUIDE DE LA COMMUNICATION ANIMALE

septembre 30, 2016
Serge Sergio
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ARTICLE 1

La communication animale mobilise la capacité de percevoir les pensées, les émotions ainsi que les sensations physiques d’un animal. Cette capacité est un langage intangible, car elle dépend de nos sens extrasensoriels : ceux de clairvoyance, de clairaudience, de clairsentience, de clairolfaction et de claire connaissance. La communication animale implique un autre langage que celui que nous utilisons pour notre communication verbale habituelle : il s’agit de notre tout premier langage, celui que nous avons bien avant les mots.
Notre façon habituelle de communiquer consiste donc d’abord à percevoir ce qui n’est pas nécessairement visible ou dit. Ce sont nos perceptions sensorielles qui l’interprètent puis l’expriment avec des mots. Ce que nous percevons au sujet du monde qui nous entoure et de nos expériences vécues est alors tangible car cette perception est ressentie grâce et à travers nos sens.

La communication animale fonctionne sur la base de ce premier langage, elle s’établit, grâce à l’empathie, à travers la connexion d’esprit a esprit.Je pense que c’est ce même langage qui permet aux espèces de communiquer entre elles ou entre espèces différentes, y compris humaines.

Comment pouvons-nous retrouver ce langage que nous avons perdu ?
Je pense qu’il faut d’abord prendre conscience de l’existence de ce langage premier, le retrouver en soi, puis le développer et l’affiner en le polissant comme un diamant que nous taillerions après en avoir retiré la gangue. Ainsi, une fois poli, pourrait-il mieux exprimer ces éléments subtils que nous avons perçus.

Le diamant brut…

Ce langage se manifeste à nous à travers les mots, les pensées, les images, les sensations physiques (les 5 sens) ou émotionnelles et la sensation de savoir, c’est-à-dire d’être dans le juste, savoir à l’intérieur de soi.
Partant de là, on pourrait se demander pourquoi, par exemple, dans le cas où un coyote est sur le point de manger un chat, le prédateur ne communique pas avec sa proie. La raison est que même si le langage premier existe, l’instinct recouvre tout, or on ne peut aller contre l’instinct. Un coyote a besoin de manger par instinct, il ne va donc pas communiquer avec le chat en s’excusant de le manger. Autrement dit, le langage premier est recouvert par l’instinct. Bien entendu, il y a parfois des cas où des espèces sensées ne pas cohabiter vivent ensemble, mais cela n’arrive que lorsque les circonstances de vie ont été transformées. Par exemple, il y a cette histoire connue d’un ours, d’un tigre et d’un lion (visible sur le web). Ces animaux, rescapés, encore bébés ont été mis dans un refuge et sont devenus avec le temps inséparables. J’ai aussi constaté de mes propres yeux l’amitié entre un lynx et un renard ainsi que le lien entre un lynx et une biche chez mon amie Marie Noëlle Baroni qui s’occupe d’animaux sauvages.
Quand tous les êtres sur Terre, et d’abord nous êtres humains, auront évolué en conscience, il n’y aura plus besoin de se manger !

Comment faire pour polir le diamant ?
Il faut tout d’abord apprendre à focaliser son esprit sur une pensée précise. Je ne dis pas vider son esprit, car nous ne pouvons pas arrêter de penser… Cela ne fonctionne pas ! C’est impossible, car la pensée est un flot. La seule chose que nous puissions faire, c’est prendre conscience de ce flot et ne pas s’y attacher, c’est-à-dire ne pas adhérer à ce que ce flot ininterrompu raconte.
Le premier moment de conscience important en communication animale consiste à se rendre compte que les pensées ne s’arrêtent pas dans notre tête.
Le second moment, tout aussi important, advient lorsque nous nous rendons compte que nous ne sommes pas obligés de prendre ce flot ininterrompu de pensées comme une vérité. Les pensées sont là, un peu comme un enfant qui fait du bruit, mais nous ne sommes pas obligés de les croire, ni de nous arrêter dessus.
Ces deux phases sont importantes. Et c’est pourquoi j’appelle cela de la communication consciente.
Je pense que pour polir le diamant, il faut au préalable avoir conscience de notre propre fonctionnement à nous, humains : baisser le son de la conversation de soi avec soi, c’est-à-dire les pensées ininterrompues qui égarent et qui nous empêchent de nous concentrer, un peu comme lorsque nous sommes perdus dans une forêt épaisse. Il faut aussi prendre conscience de la narration qui est toujours présente dans notre esprit : se raconter des faits divers, critiquer, juger ou tout simplement décrire ce que nous sommes en train de faire.
Nous conversons avec nous-même à longueur de journée sans qu’il soit possible de stopper ce processus mental. Par exemple : « Est-ce que j’ai fait assez de courses ?…. Est-ce que j’ai rempli la gamelle du chien ?… Je dois appeler telle personne au téléphone… J’aurais dû faire ceci ou j’aurais dû faire cela… » etc. Tout cela fait beaucoup de bruit et de fait nous ne percevons plus les éléments de la communication animale.
Une fois que nous avons pris conscience de ce flot et que nous arrivons à le guider, alors de l’information authentique peut arriver à notre conscience.

De nombreux communicants expliquent que les animaux communiquent principalement avec des images. Cependant, je pense que les animaux communiquent avec tous les sens comme nous-mêmes le faisons. Toutes les capacités extra sensorielles peuvent être développées chez le communicant. Il n’y a pas une perception qui soit meilleure qu’une autre, toutes font partie d’un éventail des possibles. Dans un premier temps, c’est à chacun de repérer et de mettre en avant son outil le plus solide, et dans un second temps de développer le reste des sens extrasensoriels.

Comment faire pour que cette communication soit authentique et libre de projections ?

À suivre…

Question/Réponse

septembre 30, 2016
Serge Sergio
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Question:

Je défends la cause animale et on sait que les associations se battent pour faire adopter les animaux trouvés abandonnés, maltraités. Certains animaux sont ramassés par les fourrières et euthanasiés, parce qu’on n’a pas pu les sauver.
En parallèle, des chiots, des chatons naissent chez des éleveurs ou des particuliers ; les associations ne peuvent cautionner les éleveurs ou les naissances chez des particuliers, car elles se battent pour en sauver le maximum.
Ma question est : les animaux savent-ils que leur mission sur Terre est finie lorsque l’euthanasie pratiquée par les fourrières arrive? Que vous disent-ils? Que pensent-ils? Sont-ils en colère contre la gente humaine qui tue alors qu’ils sont en bonne santé mais qu’ils sont de trop et qu’il n’y a pas de place pour eux dans les refuges?

Sarah Brossillon

 

Réponse:

Chère Sarah,

Je ne pense pas que les animaux conçoivent l’idée d’une « mission » sur Terre. La notion de « mission » est très délicate à poser parce qu’elle implique une différence entre ceux qui en ont une et ceux qui n’en ont pas.
En tant que simples humains nous ne pouvons pas connaitre quelle est la véritable « mission » de chacun.
Tout animal tient à la vie et ressent si sa vie est en danger. Aucun animal n’accepte l’euthanasie gratuite.
Je dis gratuite pour expliquer la différence entre une euthanasie qui serait un geste de compassion, dans le cas d’un animal très malade, souffrant et en fin de vie, et celle qui serait d’un animal en bonne santé.
Chaque être vivant va se débattre et lutter de toutes ses forces pour éviter de mourir. Tout être sensible tient à la vie.

Les animaux, surtout ceux qui sont dans les fourrières, ont des émotions de peur extrême, de stress, d’angoisse, de tristesse, de dépression ou d’apathie mais ils ne vont pas avoir de « colère » contre la gente humaine. Cela est une notion humaine. Je pense qu’il faut faire attention à ne pas projeter nos émotions ou nos croyances sur eux.
Les animaux ne semblent pas avoir conscience qu’ils sont « de trop » ou qu’il n’y a pas de place dans les refuges. Ils subissent leur situation malheureusement.
Ces notions-là nous appartiennent à nous humains ainsi que « la colère » que nous portons envers le reste de la « gente humaine » pour la maltraitance animale ou la mort injustifiée. Nous tous, qui aimons et respectons les animaux, portons beaucoup de colère car nous sommes régulièrement bombardés d’images et d’informations sur la maltraitance animale, c’est très difficile à vivre au jour le jour.
Les animaux vivent, expérimentent leur réalité dans le présent : ils ne critiquent pas, ne jugent pas et ne réfléchissent pas sur un comportement ou une action humaine.
Pour cela, en réponse à votre question : non, ils ne me « parlent pas, ils ne me « disent rien » sur la pratique de l’euthanasie dans les fourrières, mais si je passe dans l’une d’elles, tout leur corps et leur âme et leurs yeux sont un appel au secours.

Je pense sincèrement que notre travail est d’élever notre conscience le plus possible et de pratiquer la compassion, du mieux que nous pouvons, au jour le jour pour transformer la « gente humaine » à laquelle nous appartenons. Notre travail est d’aider à éliminer le plus possible la souffrance animale, chaque vie compte, chaque animal sauvé est une victoire. Chaque bataille gagnée contre la souffrance animale fait progresser sur notre chemin d’évolution.

Laila del Monte

1 Langage intangible d’ un échange intangible entre espèces…

septembre 16, 2016
Serge Sergio
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Ce qu’il faut bien comprendre c’est que nous sommes avec le langage animal dans un échange intangible. Or, nous sommes en tant qu’humains dans un monde où nous sommes habitués aux choses très concrètes de par notre éducation, il nous faut sans arrêt des preuves, des faits, par conséquent nous avons des difficultés avec l’intangibilité.

Lorsque je transmets la communication animale, afin de rendre plus concrète cette technique , je propose toujours un cadre, une structure, afin que cela semble cohérent et que chacun comprenne comment recevoir et manier ce langage immatériel. Ces informations intangibles ont tendance à nous échapper: ce sont des flashs, des mots rapides, des sensations, que l’on n’arrive pas toujours à saisir parce qu’ils arrivent si rapidement. De plus, comme nous vivons dans une époque riche en bombardements et stimulation des sens, et qu’à cela se surajoutent nos flots de pensées, il est d’autant plus difficile de fixer dans notre conscience les informations impalpables issues de la communication animale.

Ceci est la raison pour laquelle, dès que j’ai commencé à transmettre cette connaissance , j’ai mis en place une technique basée sur des étapes de validation, afin d’éviter à mes étudiants d’aller chercher dans le vague quelque chose d’intangible. Cette technique donne un cadre et une structure à mon approche de la communication animale, elle évite ainsi que la fantaisie et l’imaginaire n’interfèrent trop dans la pratique.

Cheval, Concours et Bien Etre

août 24, 2016
Serge Sergio
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Ayant été appelée pour travailler plusieurs fois sur des problèmes physiques de chevaux en colique ou autres pendant les concours ,j’ai pu constater à mon grand désarroi que souvent ( pas toujours) le bien être du cheval n’est pas vraiment pris en compte.
Bien entendu mon aide va en parallèle avec les soins et conseils vétérinaires.
Cependant, on me demande de soigner, réparer vite vite, « faites au plus vite », « peut être pourra t’il faire la compétition demain », surtout  » il faut reprendre l’entraînement le plus vite possible ».
Ceci me pose un grand problème éthique : dois je vraiment aider s’ils vont les retravailler immédiatement? En général je sais qu’une convalescence est nécessaire. Ais je le droit d’insister? Est ce qu’on va prendre en compte mes conseils? Dois je accourir à l’aide immédiatement afin de diminuer au plus vite, voir éliminer la souffrance?

Si il y a un problème grave, tout le monde panique parceque la réputation ou les enjeux financiers sont tellement grands. Bien sûr, souvent le cavalier aime son cheval et veux son bien mais il se trouve piégé entre son amour et son travail. Il doit prendre des décisions qui ne sont pas toujours en faveur du bien être de son cheval.
Comment lui expliquer qu’il serait préférable que son cheval ne fasse pas le concours ce jour là ? Que les décisions médicales pour le maintenir « en état » peuvent avoir leur contrepartie plus tard?

Je pense qu’il faut prendre en compte les heures d’avion ou de camion , le décalage horaire, la fatigue, le stress ou même l’anxiété d’être séparé des compagnons… ou peut être le fait qu’un cheval est anxieux pour le mal être physique d’un compagnon.
Souvent, les chevaux sont trop fatigués, trop poussés, ils doivent faire un effort énorme pour prendre sur eux. Ils veulent donner, ils veulent faire plaisir et souvent ils n’ont tout simplement pas le choix.

Les cavaliers n’arrivent pas toujours à saisir à l’avance le mal être de leur cheval. Par exemple, ils ne perçoivent pas nécessairement l’anxiété ou le début d’une colique. Le degré de la douleur physique ou émotionnelle est perçu souvent quand c’est trop tard: le cheval boite ou se roule au sol de douleur.
C’est pour cela que je pense qu’il serait merveilleux si les cavaliers apprenaient aussi le langage de la communication.
C’est la seule façon de vraiment capter de l’intérieur ce qu’il se passe et de développer les capacités d’empathie et de perception.
Je pense que ces capacités sont essentielles pour tout cavalier professionnel.

Il est temps de reconnaître les chevaux comme des êtres sentients de les écouter, les respecter, honorer tout ce qu’ils nous donnent et d’apprendre leur langage, créer une relation de collaboration.
Pour cela j’ai fondé avec Sonia Matt et Valerie Grenon l’association Peace For Horses.. Une association qui transmet l’éducation et qui aide les chevaux dans le besoin.

Quand un cheval pleure, on ne voit pas ses larmes, elles sont à l’intérieur.

Laila del Monte

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